FIN
Ca y est je suis de retour, plus de montagne, plus de volcan, mais le planitude du nord et retrouvailles avec tout le monde.
Merci à tous, qui ont lus ce blog (2500 visiteurs, pas si mal pour un blog que je faisais pour ma mère :) ), que ce soit une fois tous les deux mois, toutes les semaines ou tous les jours! Merci aussi pour les nombreux commentaires ou emails de réaction.
J'ai pris beaucoup de plaisir à tenir ce blog, j'espère qu'ils vous a permi de partager un peu avec moi ces 7 mois de voyage en Equateur et en Colombie.
Et donc à très bientôt, sur Lille, Paris ou ailleurs.
Coloooooooombia
Quelques photos de ces trois dernières semaines en Colombie.
Une jolie plage des caraibes? Non celle d'un lac à 3000 mètres..
Le lac. Tout de suite sous cet angle ça donne moins envie de s'y baigner
Mon pti frère
Ma ptite soeur
Mon pti cousin en star
Bogota, le centre historique de la candelaria
La piscine municipale à la Dorada à 4h de Bogota où j'ai passé deux ou trois jours.
Le village de Sesquilé pres de Bogota
Le pont de Boyaca, ou s'est déroulé une bataille majeur pour l'indépendance colombienne

Trois semaines qui seront passées bien vite; l'occasion de mieux connaître Bogota!
Dernier des volcans
Un voyage au pays des volcans ne pouvait que se terminer par un volcan... Pour mes derniers jours en Equateur, avec Robin, on se fait l'ascension du Cotopaxi.
On part lundi aprés midi pour le parc du Cotopaxi avec tout le matériel pour l'ascension. On doit monter 300 mètres avec tout ce poids jusqu'à arriver au refuge, à 4800 mètres. Le sommet parait une petite colline, mais c'est tout de meme plus de 1000 mètres plus haut.
Le temps est superbe, très dégagé, parfait pour monter au sommet. On mange au coucher du soleil, et on se repose un peu.
Il fait un froid glacial donc pas trop possible de dormir
Minuit 30, tout le monde debout, on met nos lanternes, chaussures, harnais etc. Un thé chaud et c'est parti. Le ciel est magnifique, des millions d'etoiles. Et au loin les lumières de Quito. La lune nous éclaire, donc pas besoin des lanternes. Plusieurs groupes commencent l'ascension, que des étrangers.
On monte, on monte, lentement, de plus en plus lentement, surtout dans la neige, sous les étoiles filantes. Avec, le reflet pâle de la lune sur la neige, on voit parfaitement, c'est un peu surréaliste cette lumière. On chausse les crampons et on attaque une pente bien abrupte.
On double un groupe, je crois que c'est le doublement le plus lent de ma vie, au moins 10min pour doubler trois personnes. On marche au ralenti, pour économiser le souffle. Pas moyen de s'arrêter longtemps sous peine de congeler en 5 minutes. Pas après pas, on avance, et toujours le sommet paraît aussi loin.
Au bout de 5heures de montée, le ciel devient légèrement rose. On est bien crevé déjà, mais le sommet est encore loin!
On continue sur le glacier, péniblement. Le paysage devient fantastique avec le lever du soleil, on apercoit la vallée, les volcans, les montagnes, les nuages...
Une heure plus tard, vers 7h du mat, après une dernière montée à pic, nous voici enfin au sommet, le souffle court, à 5897 mètres!
Je crois que j'ai jamais rien vu de si beau, le cratère du volcan, le lever du soleil au dessus des nuages, une dizaine de volcans autour, dont deux en éruptions... Simplement indescriptible. Ca donne envie de pleurer et de rire à la fois tellement c'est beau.
L'ombre du volcan sur lequel on est.
Ca faisait tellement longtemps que je voulais y monter...
On entame la descente, beaucoup plus rapide (2h contre 6h de montée) mais pas plus facile, risque de glissade et maux aux genoux. On croise des gens qui montent encore, les pauvres ils vont cramer au soleil...
Maintenant on voit un peu mieux, notamment le glacier..
Vers 9h30 on est de retour au refuge, épuisé sans doute, mais tellement heureux!
L'Equateur, c'est fini, avec cette dernière aventure, la plus belle sans doute...
Quelques photos de Colombie bientôt surement et retour en France.
Despedida en série
Ca y est, mon séjour en Equateur se termine déjà... 6 mois de travail laborieux avec les communautés indigènes, 6 mois de voyages, de découverte de ce petit pays de la cordillère des andes, 6 mois de rencontres toujours plus inattendues. Ils ont sans doute changé beaucoup de choses pour moi, comment rester insensible devant la pauvreté de ce pays aux gens si aimables et discrets, alors qu'une toute petite élite en profite, en travaillant pour les entreprises occidentales ou nationales.
Et puis les montagnes, je crois que c'est ce qui me manquera le plus à Paris ou à Lille, je crois que j'ai attrapé le virus ici, toutes plus belles et hautes les unes que les autres, sans parler des volcans, majestueux, enneigés! Monter, monter je n'avais plus que cette idée en tête vers la fin de ce séjour en attendant le dernier, le Cotopaxi, lundi à 5800 metres d'altitude.
Puis l'Amérique Latine, toujours passionnante et passionnée, cette énergie pour la vie qu'on ne trouve plus toujours en Europe, la vie rythmée sans cesse par la musique partout et n'importe quand...
Les alpacas avec leur bouille sympa, l'ivresse à 5100 mètres dans la neige, les weekends avec les autres volontaires, l'Amazonie, les trajets en bus remplis de surprises, le travail avec les compañeros indigenas, les fêtes à Quito, les parties de billards le soir, Latacunga, autant de souvenirs inoubliables...
En attendant je laisse derrière moi des vrais amis, avec qui j'aurais vécu ces 6 mois, partagés la vie de tous les jours et les problèmes du travail.
Cela valait bien quelques fêtes, mes collègues avec Aurélie qui continue à ma place...
Puis avec les gens du café Internet ou j'ai passé beaucoup de mes soirées à discuter, à donner des cours de français...
Mercredi, je quitterais donc ce petit pays attachant, tout en sachant que j'y reviendrai...
3 semaines en Colombie... et c'est le retour en France.
Cieux des Andes
Majestueux
Timide
Contrasté
Enflammé
Prise de la place, Cotacachi
Le dimanche, les communautés prennent la place de Cotacachi, 43 communautés descendent, dansent et se battent pour prendre la place centrale de Cotacachi en controlant les 4 coins. Traditionnellement les communautés du haut se battent contre celle du bas.
Ca commence assez joyeusement, les gens boivent beaucoup ce sont surtout les hommes qui dansent. Dont les enfants, même les plus jeunes. Une amie est fan de tout ce qui est culture indigene, de leurs dieux, de leurs croyances et symboles, alors toute intriguée de la forme des chapeaux qu'ils portent, elle va en chercher la signification. Elle revient toute dépitée. Ces chapeaux, ils les mettent depuis quelques années seulement et c'est pour se protéger des pierres qui volent partout!
Tout le monde attend ou redoute le moment de l'affrontement entre communauté. Tous sont armés de fouet, en cuir et aussi en métal! On apercoit des chaînes et des trucs de Ninja, des couteaux aussi... Ca rigole pas. La police est la en force
pour éviter les accidents.
Ils sont assez impressionnant quand ils dansent, ils crient, ils sifflent. Quelques instants plus tard, la place s'est transformée en champs de bataille, gaz lacrimo, tout le monde courre, des combats de rue au fouet.
On apprend plus tard qu'un jeune a perdu la vie dans tout ca. Tous les ans il y a quelques morts nous précise-t-on. Ah bon
Un peu violente cette fête. Demain rebelote et les communautés qui ont perdu un des leurs seront la pour le venger...
Inty Raymi
21 juin, solstice d'été, les communautés indigènes fêtent l'Inty Raymi à Otavalo et notamment au bord du beau lac de Cuicocha.
Un chaman soigne les gens: dans l'eau froide du lac, il les fouette avec des orties, leur aspire leurs douleurs et les recrache plus loin, leur crache une bouillie d'alcool sur le corps. Parait qu'on ressort purifié de ce genre de traitement. En tout cas les gens font la queue et se battent presque pour se faire foutter...
En haut, danse et offrande à la Pacha Mama, la terre mère. Des fruits, de la viande.
Ils font un trou et y jettent tout lors d'un petit rituel en Kichua. C'est marrant un equatorien blanc semble s'être intégré dans la communauté et se prend pour un indigène. L'endroit est superbe.
Un instant le Cotachi se laisse voir, au dessus du lac.
Ascension Illiniza Norte
C'est parti pour 8heures de marche, à l'ascension du pic Illiniza à environ 5100 mètres d'altitude. Il ne fait pas très beau mais c'est parti. Au bout de deux heures on arrive au refuge à 4500 mètres. Il parait que le refuge ils l'appellent le réfrigérateur... En tout cas c'est vrai qu'il ne fait pas très chaud, c'est le moins qu'on puisse dire.
Puis 2h30 de marche dans la neige et les crampons, des passages un peu plus technique, beaucoup de glace et finalement on arrive au sommet!
Bien fatigué mais heureux. Une croix englacée nous attends.
Le ciel reste nuageux, mais parfois s'entrouvre nous offrant une vue vertigineuse sur la vallé. Dans les nuages tout prés du ciel...
La descente n'est pas plus aisée même plus fatiguante et elle nous prend au moins 3 heures.
En bas, il fait beau maintenant, la lumière est très belle, jaune vive sur les paysages de paramos.
Sorcellerie
Aujourd'hui un petit atelier sur la préservation des sols, donc je viens pour filmer tout ca et créer du matériel éducatif. Mais une collègue avait apporté ses baguettes de cuivre pour détecter les énergie. On les tient dans les deux mains et si elles s'ouvrent quand on est devant la personne, cela signifie que la personne en question dégage beaucoup d'energie positive.
Donc évidemment, je teste tout le monde. Le truc c'est que vraiment ca s'ouvre plus ou moins selon les personnes. C'est marrant. L'une des deux baguettes mesure la santé l'autre la santé émotionelle, donc faut que les deux soient équilibrées bien sûr.
Moi c'est équilibré mais pas très ouverts... Hum je reste un tantinet sceptique.
Chien Inca
Aujourd'hui un collègue nous a ramené une drôle de bête un petit chiot, super joueur et qui fait que des bêtises. Il parait qu'il fait partie de la race de chien qu'élevaient les incas pour garder le chef Inca.
Il est nu comme un vers, tout froid par endroit et brûlant à d'autres. Il a tout le temps le hoquet.
Son jeu préféré se jeter dans les jambes des gens. il est pas très beau mais attachant finalement avec son petit air têtu.























































