30 janvier 2007
Réunion au pied du volcan
Aujourd'hui, je vais a la CONAIE, la plus puissante organisation indigène du pays. Ils se réunissent pour décider de leur position face au nouveau gouvernement et notemment à la proposition de former une assemblée constituante. Pour résumer rapidement, le nouveau président veut repartir de zéro car il considère que les institutions sont pourries. Donc il a proposé de former une assemblée constituante temporaire bien sur, chargé de reformer les institutions et de réecrire la constitution. Bon il est pas le premier à faire ça et c'est un argument électoral assez efficace ici. Le seul hic c'est que le congrés doit approuver cette assemblée et les députés du congrés sont tous de droite. Donc pour réussir dans son projet le président compte sur la mobilisation populaire.
D'où l'importance de cette réunion où l'organisation indigène va décider si elle soutient l'assemblée constituante et comment.
Donc on prend la route pour Baños où a lieu la réunion. De la route on aperçoit le volcan Tungurahua qui a craché plein de cendres et un peu de lave il y a un ou deux mois. Un peu avant d'arriver, on passe sur un tronçon de route à moitié détruit sur 500 mètres, une petite coulée de lave refroidie récente. Des panneaux du genre "coulées de lave fréquentes, ne pas s'arrêter" jalonnent ce tronçon. Mais la conductrice me rassure vite fait: les grosses coulées de lave ou lieu de l'autre côté du volcan, ici à peine un ou deux morts, des paysans qui ont refusé de sortir de leur maison. Ouf je suis rassuré. On arrive à Baños, vraiment plus au pied du volcan on peut pas, dans la prolongation de la crevasse de lave qui commence au bord du cratère. Bon la ville a été détruite assez souvent, mais les habitants ont l'air assez entêtés. En tout cas c'est super beau, très vert, niché entre le volcan et d'autres montagnes.
La réunion commence, des indiens de tous les coins de l'equateur. Et nous deux, la seule ONG. Donc comme d'hab ça dure des heures et ce qui est drôle c'est qu'à chaque fois que l'un d'entre eux prend la parole c'est pour dire, "bon tout ce qu'on dit jusque maintenant c'est bien, mais maintenant faut agir" et que pourtant ça avance pas d'un cran.
Au plein milieu une pause amusante, tout ceux qui sont arrivés en retard ont du laisser un objet à l'entrée. Pour le récupérer ils doivent dire une blague ou chanter, enfin faire un truc. Une dame fait une blague en Kichua, toute la salle est morte de rire pendant 5 minutes, sauf moi. Je me vexe pas.
Au cours de la dernière heure tout se décide, d'ailleurs je comprends pas pourquoi ils ne gardent pas que cette heure là et éliminent tout le reste (4 ou 5h). Ils vont soutenir le président et la l'assemblée constituante par une grande marche à Quito en février tout en donnant des conditions au gouvernement pour la nouvelle constitution, du genre nationaliser l'eau, le pétrole etc etc. Je trouve ça plutôt bien, c'est un mouvement assez fort. Tout ça se termine par un repas et des danses traditionnelles. De retour à Latacunga, des étudiants manifestent dans notre rue avec des pneus. Ce pays est mouvementé dis donc.
28 janvier 2007
Weekend à la ferme
Ce weekend pas de long trajet en bus, juste chez des amis qui possèdent une ferme bio.
Ils accueillent des volontaires pour y travailler, ce qui fait que ce weekend il y a trois américains et un mexicain. Il fait pas bien chaud, pas de chauffage et pas d'eau chaude bien sûr. La matin on part au marché de Latacunga, énorme et bruyant, pas mal de couleurs, de viande grasse qui flambe.
Faut dire que le plat traditionnel de la ville est très léger: le chugchucaras à base de cochon frit, de frites, d'empanadas frites, bananes frites, et autres graines et plantes ou viande frite. Enfin j'ai l'impression on y met ce qu'on veut du moment que c'est frit.
L'après midi, Pingpong, babyfoot et café, car ces mêmes gens ont un café internet, salle de jeux high tech en plus de leur ferme. Ecrans plats, vitesse rapide, le seul endroit de la ville où internet n'est pas un cauchemar. Voilà juste quelques photos de Latacunga, où je réside, pas grand chose de particulier, la ville ayant été détruite 4 ou 5 fois par le volcan d'a côté.
Le soir, retour à la ferme, on cuisine un mix de mexicain, américain et malgré moi un peu français. Ca donne des tortillas à l'avocat, des pancakes à la banane et des pâtes au poisson. Pas très digeste mais pas mauvais.
24 janvier 2007
Beuverie dans la brume
Ce matin petite visite à l’UNOCANC une organisation paysanne assez vieille. On arrive, des bureaux d’ONG partout. Apparemment c’était un paradis pour eux dans les années 90, entre autre Oxfam et Terre des hommes, il y a des écoles, un hôpital et des batiments abandonnés etc… Il est 8h30 du matin. Bien sûr personne n’est là. Finalement, réunion avec le président de l’organisation et le comité de direction. Ils décident d’aller voir sur le terrain les problèmes, un conflit de territoire entre deux communautés L’endroit où on doit aller est à 5000 mètres d’altitudes et il y fait gelant. On prend le stock de boisson et de biscuits bourratifs et on monte à 20 dans un seul 4*4, il paraît qu’avec le froid et l’altitude, quand on est pas habitué on s’évanouit. Arrivé en haut, au milieu de nulle part, personne. On marche un peu, on est complètement dans la brume, il fait glacial, un vent fort, et je respire super mal.
Bon personne, alors j’accompagne des étudiants qui vont faire une analyse d’un cours d’eau. L’eau est jaune vif, elle vient direct du volcan un peu plus haut. Une jolie cascade.
Un groupe de paysan armé de machette et de faux arrive. Ils croyaient qu’on était entré sans autorisation dans leurs terres. Ils sont assez farouches ici, anti americains, anti chef d’entreprise, ils entendent bien garder leurs terres. Puis finalement on marche encore pas mal et on arrive à une hutte où ils sont tous, c’est la hutte du berger d’alpacas et de moutons ! On est obligé de boire leur alcool de canne dans une tasse trop crade que tout le monde partage. Finalement comme d’hab c’est avec l’alcool que tout se délie et on peut parler de tout. Du suivi des projets d’alpaca, de leur remboursement etc. Je me fais pote avec le président qui est ivre mort, il me raconte comment on lui a tiré dessus il y a quelques temps et comment il est honnête avec sa famille et me demande sans cesse si le paysage me plaît.
On remonte laborieusement vers la voiture. Il pleut des cordes. On arrive au portail qui clôt leurs montagnes, bien sûr pas de clés du cadenas. La clé la plus proche doit être au moins à 5 km à cheval. Alors il faut limer la chaîne et faire sauter le cadenas. Une heure plus tard on sort, trempé assez ivre pour certains. Il est 18h30, je meurs de faim. Une journée assez peu productive, mais bon ici c’est monnaie courante on dirait.
22 janvier 2007
Rando humide dans les montagnes
A peine sortis des
montagnes, on prend le bus pour retourner à la laguna de Quilotoa, marcher et
profiter un peu plus de l’endroit. On arrive à Zumbahua après 2heures, le bus s’arrête et la route aussi et on
doit prendre une petite voiture qui nous emmène au bout du monde au bord du cratère. Le ciel est très
joli, pleins d’étoiles. Il fait super froid tout en haut on est à 4000 mètres. On
rentre dans le premier hotel venu et là surprise, un troupeau de 15 américans
et leur guide. Pff, c’est déjà moins exotique tout ça. Je parle au gérant de l’hotel
et il nous fait la moitié du prix des américains dit-il. On s’assied pour
manger et là un américain, pour pratiquer son mauvais espagnol, me demande si
je suis le fils du patron. Forcément je suis le seul pas blanc de l’hotel on
dirait. Mais au repas, on a le droit à un traitement spécial et on est toujours
servi les premiers, les amércains ne comprennent pas et se confortent dans leur
idée que je suis le fils du patron. Bref. Un cochon énorme se frotte contre la
porte de l´hôtel. La chambre est humide et froide au possible les toilettes
moches et sales.. Avec 6 couvertures, ça passe.
Le lendemain
lever et hop on part pour 6 heures de marche. Il parait qu’il faut cacher son
argent dans ses chaussettes. On longe la lagune du cratère, c’est toujours
aussi beau, bleu-vert. Puis on quitte le cratère en direction du village de
Chugchilan. Bien sûr le sentier n’est pas indiqué mais avec les indications du
lonely et l’aide des bergers du coin on s’en sort à peu pres sans trop de détours. 
On traverse des paysages superbes. Les gens ont tous l’air très pauvres et dès
qu’ils voient l’americaines, ils se ruent pour lui demander de l’argent. Comme
elle le dit si bien : I hate being considered as a big dollar sign. On
arrive enfin au village , épuisés de descendre dans des ravins et de tout
remonter. 
Des gens bourrés dansent pour un mariage. Le village est vraiment au
milieu de nulle part, à 3200 mètres, tout est très vert et humide. Demain bus à
5h30 retour au boulot...
21 janvier 2007
Un samedi dans les nuages
Aprés une courte
nuit de sommeil, lever pour aller visiter ces fameux paramos, plateaux andins
en voie de disparition. On part à 3 Patricio de l’ONG, Francesca une americaine
qui veut voir comment ça se passe et moi. On monte à 3000-4000 mètre d’altitude
pour visiter deux projets de reintroduction d’alpacas, ce sont des animaux qui
respectent les parramos, au contraire des vaches et des moutons qui ont
tendance à le détruire en l’asséchant et plongeant des communautés dans la
misère, car dépourvues d’eau.
Il ne fait pas très beau et à cette altitude on est complètement dans les nuages et il fait glacial et j’ai mème pas de bonnet. Au bout d’une piste, dans le brouillard une cabane, c’est la maison de ces fameuses alpacas. On a rdv ici soit disant mais bien sûr il n’y a personne. Il fait gelant, on attendant. Puis du brouillard sort un troupeau d’alpaca, ce sont vraiment des beaux animaux, tout gracieux. Trois bébes alpacas viennent de naître et l’un d’entre eux s’appelle Nicolas, cool. On discute avec le berger du coin et sa femme et on attend les autres. Au loin une cavalcade. Un troupeau de taureau sort de la brume passe à 10 mètres de nous en galopant, pas très rassurant. Suivent 5 ou 6 cavaliers à chapeau, voilà enfin nos interlocuteurs. Super motivés par le projet, ils veulent faire de l’artisanat avec la laine d’alpaca. On part bien content de cette réunion dans les nuages. Direction une autre communauté, la piste est affreuse le 4*4 a bien du mal je sais pas comment on fait mais on arrive quand même. On sort des nuages et arrive à un petit bois où toutes la communauté, femmes,emfants et hommes construit l’abri des alpacas avec des branches de la terre. Eux on l’air moins organisés. Leurs alpacas sont en exil plus loin car une éruption de cendre du volcan d’a cote avait rendu leur condition de vie un peu difficile. En fait, ils sont pas trop chauds pour que les bétes reviennent et se battent entre pro alpacas et contre. Ils regardent tous l’americaine aux yeux bleus comme si c’ètait une bête curieuse.
Finalement on s’en va et à peine cent mètre
plus loin un grand pin vient de tomber sur la piste et nous barre la route. Pas
de corde ni rien pour le virer, ça nous coute une heure. Il faut le découper à
la machette et le pousser à main nue. Bref on sort de ces jolies montagnes. Il
parait que l’alpaca donne la laine la plus chaude. Bon si vous voulez un bonnet
dites moi hein. Bon la photo ne date pas de samedi vu le sale temps qu'il faisait mais voila la gueule des betes et l'endroit ou j'etais.
18 janvier 2007
Réunions
Retour à Latacunga et hop c’est reparti pour une autre réunion chez une autre organisation paysanne. Dans une petite pièce, elle concerne l’organisation et pas forcement les projets qu’on a avec eux. Mon but : obtenir une réunion la semaine prochaine pour régler tous les problèmes d’argent. La réunion dure et je comprends rien car ca ne me concerne pas. Je sors et parle un peu avec la femme du vice président et hop elle m’invite à un petit diner ou elle fera du mouton me dit elle. Super sympa en tout cas. Bon d’un coup la réunion s’arrête ouf. Ils sortent alors les bouteilles de whisky et autres alcools locaux, le tupperware de poulet riz patate et là d’un coup ca devient plus facile de parler avec tout le monde. Le whisky coule à flot et on me laisse pas un instant de repos. Ils tiennent à m’apprendre à dire santé en Quichua. Finalement avec tout ça j’obtiens mon rdv. Ca promet.
Partage des ressources à l'équatorienne
Mon rôle c’est de
clarifier l’organisation de ce projet et c’est pas chose facile. Ils savent
très bien répartir l’argent mais ensuite pour récupérer les remboursements c’est autre chose.
Premier problème,
les animaux meurent parfois. Donc ils refusent de payer leur dette pour payer
un animal mort. Bon parfois, c’est juste du bluff, il l’ont vendu et disent
qu’il est mort pour pouvoir annuler la dette.
Autre problème, dans
une des organisations au moins 5
personnes ont récupéré l’argent faute d’un trésorier fixe. Bien sûr, au moment
de faire les comptes, il manque plein d’argent et c’est toujours celui qui
n’est pas là à la réunion qui a le reste. Sans compter ceux qui disent avoir
remis l’argent à une tierce personne qui elle l’a aussi remise au trésorier qui
lui l’a remis à la personne du départ !
D’autres
problèmes plus inattendus aussi. Même les dirigeants s’y mettent.
Un président
d’une communauté, fraichement élu, a cru bon de repartir allégrement l’argent
de l’ONG sans consultation préable, lors d’une réunion. Comme tous les
habitants n’étaient pas présents lors de cette réunion, il a gardé le reste et
s’est acheté une voiture apparement. Donc là on a une tâche à accomplir la
semaine prochaine, aller l’arreter et le mettre en prison. Hum, pas évident,
mais on rigole bien quand même. Corruption et détournement de fonds sont
tellement courants que ça prête plus à rire qu’autre chose.
Heureusement, ces
problèmes un peu ennuyeux, n’empechent pas au système de fonctionner pour une
bonne partie des familles ! On est allé visiter hier une communauté bien
pauvre, a qui ont ete remis des vaches ou des petits taureaux. Certain ont eu
des enfants et donc peuvent ètre revendu, d’autre vivent maintenant de la
production du lait. Ils sont assez fière de leur bêtes et donc facile de les
prendre en photo.
Voila pour ce que
j’ai commencer à faire.
15 janvier 2007
Révolución
On arrive et commence le spectacle le plus étrange du monde, un vrai show latino révolutionnaire. Il faut imaginer ce petit village, au milieu des montagnes. Un estrade a été installée à la va vite, sûrement celle qui sert aux concerts locaux. Des communautés indiennes arrivent par bus entiers, tous en habits traditionnels. On rentre dans l`église où un vieux prêtre espagnol profite de l’occasion pour marier une dizaine de couples à la chaîne. Ils ont eu un public incroyable. Puis des dizaines de journalistes prennent placent partout, pendant que des militaires se postent sur tous les toits qui entourent la place en installant leurs jumelles et leurs jolies mitrallettes.
uu
Les gens s’agglutinent autour de la scène, un mélange d’indiens, de communistes, de journalistes et d’étudiants quelques peu révolutionnaires, tous avec leur banderoles et drapeaux. A peu près 3000 personnes je dirais. A noter un groupe de médecins cubains particulièrement agités. Le soleil monte et le président n’arrive pas. 2 heures plus tard, après quelques danses traditionnelles , quelques discours d’indigènes et quelques coups de soleil, 3 hélicoptères survolent le village, tout le monde lève son drapeau vers le ciel. Ils atterissent non loin dans un nuage énorme de poussière. 4 4 vitres teintées noires, mouvement de journalistes et de militaires, sirènes et voilà M. Correa sur la petite scène du village, acclamé. On croit qu’il va parler enfin. C’est se tromper de beaucoup. D’abord, il manque Mr Chavez et Mr Morales et en plus il faut d’abord passer quelques cérémonies locales.
En premier : la purification. Voilà le nouveau président entouré d’indiens qui l’enfument et lui font passer des herbes sur le corps pour enlever les mauvaises énergies. Ca dure bien 15 minutes. Puis présentation de toute sa famille. Sa femme, belge qui a l’air de s’ennuyer au possible puis ses enfants. Quelques danses traditionnelles, puis voilà les deux stars qui arrivent, de nouveau, hélicos, quatre quatre et journalistes furieux surtout pour Chavez. Les cubains se réveillent au son du viva Ecuador, viva Venezuela, viva Bolivia y viva Cuba même si Fidel, n’est pas là.
Puis, inévitable, la messe. Le prêtre qui a marié sa dizaine de couples ne chôme pas, le voilà faisant la messe en plein air en deux langues Quichua pour les indiens et espagnol. Chavez fait semblant de chanter en Quichua et Morales reste de marbre. Puis remise des cadeaux par les indiens, machettes, ponchos, sombrero, toute la panoplie y passse et les voilà tous déguisé sur scène. A ce moment, j’en peux plus trop chaud , quasi insolation, je sors de la foule.
Zut c’est là que commencent les discours. Mais je les entends à côté. Les alentours de la place sont bourrés de vendeurs en tout genre. Discours incroyablement populistes, anti américains et anti capitaliste. Morales insiste sur la nationalisation du gaz en Bolivie et la libération du mouvement indigène, c’est le plus sobre et censé je trouve, pas trop démagogue et sincère. Puis Chavez. Un charisme fort, la main sur le coeur, il salue les gens dans le public d’un salut militaire. Un discours cocktail tout y passe : éloge de l’armée équatorienne (l’armée est au peuple ce que l’eau est au poisson ???), santé et éducation pour tous, Simon Bolivar, Che guevara, son grand ami Fidel et Cuba, les valeurs religieuses (je vois dieu dans le peuple), Marx, le rêve d’une grande colombie et son amitiée forte pour le nouveau président, bref très exotique et dépaysant. Puis Correa s’exprime longuement, sur la nécessité d’un changement (il est quand même le 9eme président de l’equateur en 10 ans), sur les valeurs des indigènes, sur lef ait que jamais il me trahira le peuple puis comme Chavez, le Che, Pablo Neruda, l’amérique latine unie etc etc. Très charismatique et plus crédible que Chavez tout de même.
Il est 13h30, le show se finit dans un délire collectif, tout le mondre crie viva Ecuador, viva fidel, agitent les drapeaux, pendant que toutes les musiques révolutionnaires en espagnol passent, celle du che guevara, bien sûr qui passe au moins trois fois. Puis évacuation de tout ce beau monde. On reprend la route pour quito, complètement épuisé dans la caravane de quatre quatre et de bus qui quittent le village. Une expérience intéressante, très révélatrice du courant qui traverse l’amérique latine en ce moment.
Bientôt, premier jour de travail dans l’ONG.
Lagune dans un volcan
7h : réveil. Une communauté d’indien avec travaille l’ONG nous propose de les accompagner voir la Lagune du Quilotoa qui est proche du village. C’est un volcan dont le cratère est rempli d’eau. Ils habitent à 1h même pas mais n’y sont jamais allé. Aussitôt, on part, les yeux à peine ouvert. On est 6, une grecque, Marie, deux équatoriens et une française arrivé la veille à 10h du soir en avion, qui n’a pas compris comment elle s’était retrouvé là. Ils font tous partie de cette ONG (MCCH). Dans le bus, à còté d’une indienne avec son chapeau à la plume de paon, musique traditionnelle des indiens, sur la piste déformée, on arrive à la lagune. Impressionnant de calme, de gravité et de grandiose. On ne peut pas rester longtemps car les indiens sont pressés de retourner, de peur de louper le début de la cérémonie. On mange deux ou trucs trucs chelous indiens dans le bus genre des graines et on repart.
14 janvier 2007
Quito, ville insolite.
Je profite du samedi pour visiter Quito. Je commence par le nord, touristique avec les hòtels, les agences de voyage, les bars, les restaus, mais sans grand charme.
Puis, je visite le centre historique après avoir rejoint Marie. Pour y aller, le trolley bus, un espèce de bus, tramway qui parcourt la ville du nord au sud. C’est beaucoup plus beau. De petites places ensoleillés, des immeubles coloniaux, des églises avec un statue qui domine la ville. L’intérieur des églises est complètement dorée, un peu kitsch tout de même. Vraiment très agréable avec la vue sur le Pinchincha, petit volcan qui domine la ville.
Le soir, on va tous prendre un verre dans un petit bar, avec terrasse où traînent des philosophes étranges et des musiciens voyageurs. En effet, un gars vient nous parler pendant 1h de pourquoi les gens divorcent. (A cause du christ qui a supposé avoir été enfanté par Marie et Dieu) Enfin ne m’en demandez pas plus. Puis on parle avec un chilien qui a parcouru tous les pays d’amerique latine en vivant de sa musique, c’est vrai qu’il chante pas mal. Il se fait 20 dollars par heure en jouant dans des restaus !
Vers 2h du mat, on part en voiture avec un membre d’une autre ONG pour Zimbahua voir le discours du tout nouveau président Correa. Bon c’est un peu soudain, mais ça a l’air plutòt intéressant. Il est de gauche radical et a fait un volontariat avec les indiens dans ce village, d’où le fait qu’il fasse son premier discours important dans ce petit village. Invités d’honneur : Hugo Chavez, président du Venezuela et Evo Morales, président de la Bolivie. Après un voyage de 4h, dans les montagnes où je manque de vomir à tous les virages, on arrive dans la village à 3200 mètres d’altitude, bouclé par les militaires. Il fait un peu frisquet. Le ciel est rempli d’étoiles, impressionnant. Je fais une sieste d’une heure dans le coffre du pick up.






















