Aujourd’hui, petite rando dans les montagnes, départ 6h30 de Quito en bus. Je dors tout le trajet, ce qui est bien dommage, puisque les paysages étaient magnifiques il paraît. On est un petit groupe de 15-20 personnes, une majorité d’Equatoriens et deux guides. On se dirige vers Papallacta qui est toujours dans la montagne, mais déjà aux portes de l’Amazonie. Le bus nous largue en pleine nature, dans les nuages une fois encore à 4000 mètres, les yeux à peine ouverts, un vent plutôt frais, gants, bonnet, kway. C’est parti pour 5 heures de marche. Le guide nous emmène dans les montagnes, pas trop de sentier, jamais on y serait allé seuls. C’est une réserve écologique qui est l’une des premières réserves d’eau du pays, sur notre chemin plusieurs lacs dont un qui alimente directement la ville de Quito en eau potable. Les types de paysage que nous traversons sont propices à la rétention d’eau l’eau à profusion, des petites rivières partout. Dans la réserves plus de 80 lacs de tailles variables. Malheureusement dans de nombreux endroits en Equateur, ce type d’environnement a disparu du fait de la surexploitation agricole et beaucoup de régions souffrent de manque d’eau.Laguna_nico


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Le paysage est très beau malgré les nuages, on marche sans cesse dans ces herbes qui ressemblent à des oyats, d’ailleurs je crois que ça doit être ça leur traduction en français.

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Dans cette réserve vivent quelques ours parait-il, mais exclusivement herbivore, nous précise-t-on bien. On n’a pas de chance, on n’en voit pas. Sur le chemin, un colombien, ancien chasseur reconverti en écologiste extrémiste ramasse tous les petits déchets qu’il trouve sur son chemin, nous expliquant que si les animaux les mangent, ils meurent. Puis il nous explique comment il a changé, il y a quelques années il chassait tout ce qui bougeait. Son record de chasse avec un ami, 827 canards tués en une journée de chasse, juste pour le plaisir de tuer. Bigre, racontée par ce colombien à la carrure d’ogre, ce genre d’histoire, ça fait froid dans le dos.

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On traverse des marais, des crevasses, des torrents, des cascades, des lacs et arrive enfin vers 3h à Papallacta pour le déjeuner, complètement affamés. En fait les gens qui font cette rando sont tous des quiteños plus ou moins aisés, c’est marrant. Une dame tient à me raconter pendant une heure comment elle a vécu en France chez un petit vieux à moitié pervers dans le 16ème. Ici, le plat typique, c’est la truite de montagne.

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