26 juillet 2007
Coloooooooombia
Quelques photos de ces trois dernières semaines en Colombie.
Une jolie plage des caraibes? Non celle d'un lac à 3000 mètres..
Le lac. Tout de suite sous cet angle ça donne moins envie de s'y baigner
Mon pti frère
Ma ptite soeur
Mon pti cousin en star
Bogota, le centre historique de la candelaria
La piscine municipale à la Dorada à 4h de Bogota où j'ai passé deux ou trois jours.
Le village de Sesquilé pres de Bogota
Le pont de Boyaca, ou s'est déroulé une bataille majeur pour l'indépendance colombienne

Trois semaines qui seront passées bien vite; l'occasion de mieux connaître Bogota!
25 juin 2007
Prise de la place, Cotacachi
Le dimanche, les communautés prennent la place de Cotacachi, 43 communautés descendent, dansent et se battent pour prendre la place centrale de Cotacachi en controlant les 4 coins. Traditionnellement les communautés du haut se battent contre celle du bas.
Ca commence assez joyeusement, les gens boivent beaucoup ce sont surtout les hommes qui dansent. Dont les enfants, même les plus jeunes. Une amie est fan de tout ce qui est culture indigene, de leurs dieux, de leurs croyances et symboles, alors toute intriguée de la forme des chapeaux qu'ils portent, elle va en chercher la signification. Elle revient toute dépitée. Ces chapeaux, ils les mettent depuis quelques années seulement et c'est pour se protéger des pierres qui volent partout!
Tout le monde attend ou redoute le moment de l'affrontement entre communauté. Tous sont armés de fouet, en cuir et aussi en métal! On apercoit des chaînes et des trucs de Ninja, des couteaux aussi... Ca rigole pas. La police est la en force
pour éviter les accidents.
Ils sont assez impressionnant quand ils dansent, ils crient, ils sifflent. Quelques instants plus tard, la place s'est transformée en champs de bataille, gaz lacrimo, tout le monde courre, des combats de rue au fouet.
On apprend plus tard qu'un jeune a perdu la vie dans tout ca. Tous les ans il y a quelques morts nous précise-t-on. Ah bon
Un peu violente cette fête. Demain rebelote et les communautés qui ont perdu un des leurs seront la pour le venger...
24 juin 2007
Inty Raymi
21 juin, solstice d'été, les communautés indigènes fêtent l'Inty Raymi à Otavalo et notamment au bord du beau lac de Cuicocha.
Un chaman soigne les gens: dans l'eau froide du lac, il les fouette avec des orties, leur aspire leurs douleurs et les recrache plus loin, leur crache une bouillie d'alcool sur le corps. Parait qu'on ressort purifié de ce genre de traitement. En tout cas les gens font la queue et se battent presque pour se faire foutter...
En haut, danse et offrande à la Pacha Mama, la terre mère. Des fruits, de la viande.
Ils font un trou et y jettent tout lors d'un petit rituel en Kichua. C'est marrant un equatorien blanc semble s'être intégré dans la communauté et se prend pour un indigène. L'endroit est superbe.
Un instant le Cotachi se laisse voir, au dessus du lac.
09 juin 2007
Corpus Christi
Samedi matin 9h, j'hésite un peu, les grass mat se font rares. Mais finalement, on part pour Pujili à côté de Lata avec trois amis équatoriens. L'une est la fille d'un candidat député donc faut à tout pris collecter des signatures pour le soutenir. Les gens parfois, ne demandent même pas pour quel parti c'est et signent! Bon dans ce cas, c'etait le parti du président actuel, alianza pais.
Donc entre deux signatures, on voit le défilé du Corpus Christi, que j'appelerai plutôt carnaval finalement il n'a rien de religieux, c'est très coloré et animé, la bière coule à flot et faut se battre pour voir quelque chose. Ca dure super longtemps des groupes de tout l'Equateur défile dans le vacarme d'au moins 5 musiques en même temps.
Puis bousculade, flash et journalistes, le président passe dans le défilé, déclenchant les cris aigus des jeunes filles (parait qu'il est beau), et les acclamations de ses partisans , pire qu'une star de rock. 6 mois que je suis en Equateur deux fois que je le vois, il loupe pas une fête! A quand Sarkozy sur un char au carnaval de Nice ou mieux de Dunkerque?
Après quelques bières en plein soleil, il est temps de manger, du cochon, et de la peau de cochon frite avec de la purée. Pas mauvais. D'ailleurs on sait directement quelle partie du corps on mange car la dame nous extrait la viande directement du cochon qui est là devant nos yeux
18 mai 2007
Orchidées
Une petite mosaïque des orchidées de Cuenca vues il y a un mois déjà!
06 mai 2007
Temple Inca, Ingapirca
Dernière étape avant la fin de ce voyage, Ingapirca, le principal site Inca du pays.
Rien à voir avec le Machu Pichu mais tout de même sympa d'avoir une idée de ce qu'est un temple inca. Arrivé sur le site vers 9h du mat, personne. C'est pas très grand, à peine quelques pierres par ci par là et au centre, un temple de forme ovale, pas mal restauré tout de même. On peut voir l'assemblage parfait des pierres, qui ne tiennent avec aucun mortier.
Une sale bête qui ressemble vaguement à un lama me regarde bizarrement.
Puis une petite ballade aux alentours, on passe devant des petits vestiges Inca et notamment la figue de l'inca, qui serait une déformation naturelle, légèrement retouchée.
Sur le chemin, une fermière veut nous vendre des objets incas qu'elle a trouvé dans son champs! Certains sont jolis et mériteraient d'être dans un musée!
Puis c'est déjà le long retour vers Latacunga et le boulot.
05 mai 2007
Lacs et Forêts inquiétantes
À côté de Cuenca, le parc national Cajas, perdus dans les montagnes à plus de 4000 mètres. Il y fait beaucoup plus froid qu'à Cuenca! On marche pendant 5 heures dans ces paysages rocailleux, avec des lacs, des rivìeres partout...
Le garde nous explique qu'il n'y plus d'ours dans l'endroit mais que prêt de chez lui si, ils lui mangent deux ou trois vaches par an.
Le parc est désert, on nous conseille de pas s'éloigner des chemins, des gens se sont perdus récemment ils ont mis trois jours à les retrouver. Mais les chemins sont pas balisés et vont dans tous les sens!
On arrive à une forêt étrange, où on imagine facilement qu'un troll puisse apparaître. Les arbres sont tordus dans tous les sens et très bas, brrr.
Puis bien crevé, retour à Cuenca pour prendre un bus pour Ingapirca le seul site inca du pays.
04 mai 2007
Cuenca
Depuis mon arrivée en Equateur, on me présente cette ville comme plus belle que Quito, d'où viennent beaucoup d'artistes, d'écrivain, en somme un havre de paix et de culture.
C'est effectivement, un jolie ville, très propre, où le style de l'architecture est respecté. Ça fait plaisir en Equateur, pas une maison à moitié finie, pas un détritus dans la rue. Le centre historique est très joli, des petites églises partout et sur la place du parc, trône la cathédrale, impressionnante.
Sur les bords de la rivière, de jolies maisons coloniales, au style un peu désordonné. Des femmes lavent leur linge dans la rivìère, l'eau doit être propre!
Le premier jour, visite du musée de la banque centrale qui propose une expostion de toutes les cultures d'Equateur, amazonie, andes, côtes. Le clou du spectacle: 4 petites têtes réduites dans leur vitrine. Les indiens shuars avaient pour coutume de traiter ainsi leur prisonnier.
La recette: (prévoir plusieurs jours avec les cérémonies)
- Prenez une tête au hasard, bien faite de préfèrence.
- Tranchez la bien nettement de son corps.
- Cuir les paupières pour ne pas que le mort voit. En même temps ça permet de teindre la peau de la tête en noir pour que son esprit reste dans l'obscurité pour toujours
- Faire bouillir quelques heures.
- Retirer les os, les yeux et les dents et les donner aux serpents du fleuve
- La recouvrir de terre dans les pierres chaudes et laissez reposer quelques heures.
- Retirez, faite un trou dans la partie supérieure, introduisez une petite ficelle, c'est prêt!
Puis petite visite des orchidées, toujours aussi jolies.
01 mai 2007
L'Amazonie
Après une journée de repos à Baños, on part pour Puyo à une heure de Baños, qui est déjà dans l'Amazonie. Puyo est une ville bien moche et dans l'hôtel dans lequel on loge, un guide se propose de nous emmener deux jours dans la forêt. On est encore à 900 mètres d'altitude donc ce n'est pas l'Amazonie profonde et la forêt est secondaire (plus récente et plus abîmée par l'homme) et non pas primaire (qui est la plus ancienne avec le plus d'animaux). Pour aller dans la forêt primaire, pas de route, soit c'est 4 jours de pirogue minimum où alors un petit avion. Mais un peu cher...
Le lendemain on part avec un petit groupe, sur la route on admire un point de vue impressionnant sur la forêt: l'intersection entre plusieurs rivières.
Puis on entre dans une réserve naturelle, prend une pirogue qui manque de se retourner toutes les deux minutes dans les rapides, arrive trempé et commence à marcher vers une cascade.
Le guide nous explique la signification qu'ont les cascades pour les shamans des communautés indigènes de la forêt, lieux où ils viennent se baigner pour se ressourcer. Il nous explique les vertus de chaque plante qu'on rencontre, comment les indiens les utilisent. La forêt est très belle, exubérante. Pleins de papillons énormes!
Sur le chemin, qui passe dans une rivière, il nous montre comment utiliser la boue pour soigner la peau, comme le font certains indigènes et tout le monde s'en met partout. Puis on arrive à cette fameuse cascade. Elle ressemble assez à celles qu'on a vu avant vers Baños, mais l'endroit a quelque chose de magique, dans la forêt avec cette petite vasque ronde parfaite au pied de la cascade où l'on se baigne. Des petits arc en ciel scintillent dans les éclaboussures. On passe sous la cascade plusieurs fois, c'est revigorant!
On repart vers une communauté indigène qui développe l'eco tourisme et tente de ne pas se laisser assimiler par le mode de vie des villes. Ils nous accueillent, nous font boire la chicha. On apprend, après avoir bu, que c'est du mais mastiqué par la femme du chef, qui a fermenté! Ragoutant.
Un perroquet qui traine par là fait son show, le chef du village nous montre les tenues traditionnels qu'ils portent pour les fêtes.
Un petit essai sur les sarbacanes comme d'hab et on part vers l'endroit où on va dormir, dans la forêt, au bord de la rivière, c'est super calme et reposant. Pas trop d'électricité
Le lendemain on doit partir pour une rando plus longue dans la forêt voir une autre cascade.
Deux heures de marche, dans la boue, dans les rivières, dans la végétation un peu folle, sans chemin tracé, avec les bottes qui sont constamment remplies d'eau. Sur la route on croise les fameux "penis du diable" qui poussent à profusion sur certains arbres...
On arrive à 50 mètres de la cascade, et pour aller la voir, hop en maillot de bain, elle n'est pas accessible à pied! On passe en nageant dans le lit de la rivière, un étroit couloir entre des murs de pierre d'au moins 4 mètres de haut. La cascade est dans une espèce de grotte à ciel ouvert, dans laquelle on accéde par un petit passage d'eau d'à peine un mètre de large. Evidemment pas de photos du coup...
Une petite cascade, secrète, difficile d'accés. Sur les parois de la grotte des oiseaux crient et s'envolent à toute allure quand on arrive, ça résonne. On reste un peu à se baigner sous la cascade.
Puis déjà on repart vers le village.
30 avril 2007
Destruction sauvage de la forêt
Pendant ces deux jours passés dans la forêt, on a beaucoup parlé des dangers qu'elle courrait. Notre guide nous explique comment les entreprises occidentales convoitent le pétrole qui est abondant dans le sol. Les indigènes sont souvent réticents à l'exploitation de leur territoire, mais avec quelques cadeaux, ils sont vite réduits au silence.
Par exemple, le groupe leur offre une école et un terrain de sport (comme ça elle peut mettre sur ses belles plaquettes qu'elle participe au développement des populations locales). En échange, elle a le droit d'exploiter le pétrole sur plusieurs années (plusieurs milliers de dollars par jour) l'école est à peine amortie en quelques jours! Un échange plus injuste tu meures.
Sans compter tous les dommages que subissent les communautés qui abandonnent leur mode de vie pour travailler dans ces groupes, plus les dommages écologiques provoqués par les fuites, (Pendant 30 ans, Chevron Texaco a déversé des tonnes d'eau toxique et de pétrole dans la forêt , en toute connaissance de cause et l'entreprise a été attaqué en justice pour crime contre l'humanité par 30 000 équatoriens, bon le groupe s'est arrangé pour faire traîner le procés qui n'a toujours pas eu d'issue, dans la zone, taux de leucemie, d'avortement et de cancer supérieur à la moyenne, eau pollué etc...http://www.amnestyusa.org/Negocios_y_Derechos_Humanos/Comunidades_Ecuatorianas_en_Peligro/page.do?id=1107505&n1=1075&n2=1131&n3=1132) Même les réserves soit disant naturelles ne sont pas épargnées par l'exploitation du pétrole.
Heureusement, il y a une certaine prise de conscience, mais les "cadeaux" pour ne pas dire pot de vin des entreprises sont souvent encore très efficaces, et divisent les communautés entre ceux qui sont contre et ceux qui sont pour et finissent souvent par les détruire.
Mais la forêt amazonienne malgré tous les dangers qui la menacent reste un endroit magique et fascinant, où les hommes qui y vivent ont toujours un lien fort avec la nature.








































































